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Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire l'article que j'ai écrit pour le blog d'Isandre en cliquant sur "La plume d'Isandre".

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Je précise que je n'ai pas inventé tous les jeux d'écriture. Parfois, je m'inspire de ce qui existe déjà et je remanie à ma façon. 

Ci-dessous les jeux d'écriture proposés sur le groupe pour que vous puissiez aussi en profiter. 


L'arbre de la vie 
 

Te sens-tu malheureux ?Faisons le point ensemble ! Sur chaque branche de cet arbre, se trouvent des cases comportant des termes profondément ancrés dans nos vies. Prends un moment et note chacune des cases sur une échelle de 1 à 10, sachant que :
1 = "pas heureux du tout"  

10 = "très heureux, très épanoui".

Tiré du livre Cultiver le bonheur
pour les nuls, Caroline de Surany

Adora B. 

Inspiré du jeu d'écriture proposé par Lucie Formation Rédaction Web

L'étranger n'espérait pas être bien accueilli en ville mais il souhaitait au moins pouvoir poser sa tente sur le sable de la plage. À cette époque de l'année, le soleil couchant diffusait le rouge et l'orange tout au long de l'horizon. Après son odyssée, il méritait bien de prendre son temps pour terminer ce voyage qui lui avait réservé bien des surprises jusqu'à présent. Il sentait que son cœur, métamorphosé, ne se contenterait plus de la cabane de pêcheur dans laquelle il vivait au pays. Y reviendrait-il jamais ? Son espérance en un monde meilleur l'avait poussé à quitter la terre de son père, et la nausée lui venait à chaque fois qu'il pensait à ce foutu poisson qu'il y ramenait chaque jour. Pourquoi revenait-il toujours près de la mer alors ? Il rêvait d'en faire autre chose qu'une poubelle ou une occasion de tuer sans distinction tout ce qui se presentait à portée de filet. Un morceau de tissu sortant de l'écume attira son attention. Il se leva, marcha jusqu'au bord de l'eau et le ramassa. Il s'agissait en fait d'une poupée. Les larmes lui montèrent. Il serra la figurine contre son cœur, puis cria vers l'horizon : "Tu me l'as prise, tu l'as eue, que veux-tu de plus ? Hein ? Qu'est ce que tu veux ?"
Il tomba à genoux, pleurant à chaudes larmes face à l'immensité silencieuse.

Ludivine Besson

Adora B. 

Dans dix ans, je m’imagine exercer un métier que j’aime. Je m’imagine rentrer dans cette demeure tant rêvée que j’aurai bâtie avec assiduité. Je jardinerai, je cuisinerai, je dessinerai, j’écrirai, je m’investirai dans diverses tâches attrayantes m’envahissant de satiété. En somme, je me sentirai intensément existée. Quand je serai harassée à cause de tant d’ennui, égarée au milieu de fâcheux événements et anéantie par différents ravages de cette existence, je vaguerai sur des terres étrangères y quérir sagesse et bien-être de manière à renaitre de ce fatidique châtiment qui m’assujettit à rester indéfiniment insatisfaite.

Adora B.

Adora B. 

Prête à joindre les deux bouts,
Offensée si j’échoue, 
Navrée de commencer à douter, 
Tenterais-je, harassée, de ne pas sauter ?

Adora B.

Ruminer sans arrêt
Usée par le sommeil
Intime avec Morphee
Sans que ce soit pareil
Sous les étoiles qui brillent
Eau bienfaisante et fille
Adorée de la nuit
Utile au monde, fuis !

Ludivine Besson

Tiré des jeux d'écriture proposés par Chantal Blanchard

Dans le ciel, il y a la nuit
Dans la nuit, il y a la lune 
Sur la lune, il y a un alien
Sur cet alien, il y a des antennes
Sur ces antennes, il y a des lunettes
Sur les lunettes, il y a des verres
Dans ces verres, il y a de la bière.

Adora B.

Dans ce groupe, il y a des personnes 
Dans ces personnes, il y a des coeurs 
Dans ces coeurs, il y a des poèmes 
Dans ces poèmes, il y a des sentiments 
Sur ces sentiments , il y a l'amour, l'abandon, la joie, la tristesse...
Sur l'amour, l'abandon, la joie, la tristesse, il y a un volcan 
Dans ce volcan, il y a la vie 
Dans la vie, il y a tout 
Dans ce tout, il y a nous.

Pris Crasher Batty

Adora B. 

Le rêve, c’est le sommeil qui prend vie. 

C’est devenir enfant le temps d’une nuit.

C’est l’interdit qui agite mon esprit.
C’est affronter en fuyant l’ennui. 


C’est voler au-dessus du sol, 

C’est tomber dans le néant, 

C’est aimer à en finir folle,

C’est traverser à la nage l’océan.



C’est témoigner de l’indescriptible,
C’est expérimenter l’impossible. 

C’est s’offrir un destin inconscient,

C’est mourir libre un instant.

Adora B.

Dénichés dans de drôles de demeures, des dealeurs dépourvus de dignité déclarent disparaître dissimulés dans différents déguisements délirants.

Adora B.

La lanterne à la lueur languissante de la lumière ne lasse pas les lucioles de louvoyer librement en long et en large du lac Léman.

Daniel Anctil

Tiré des jeux d'écriture proposés par Chantal Blanchard

Ce jeu d’écriture demande l’utilisation d’un livre que vous possédez chez vous. Il s’agit de choisir une page de votre livre, n’importe laquelle. Sur cette page, vous allez choisir des mots (le nombre que vous souhaitez) pour former une phrase : une seule phrase.


Règles :
1. Vous n’avez le droit de choisir qu’un mot voire deux mots consécutifs comme dans l’exemple donné ci-dessous.
2. La construction de votre phrase doit être « descendante » c’est-à-dire que si vous choisissez un mot à la ligne 2, vous devez continuer à descendre et vous n’avez pas le droit de revenir à une ligne au-dessus, de passer par exemple de la ligne 2 à la ligne 1. Vous devez suivre un ordre croissant comme sur l’exemple.
3. Vous avez le droit de changer la nature d’un mot, comme c’est le cas dans l’exemple ci-dessous. « entre » est dans le texte une préposition, mais dans ma phrase j’en ai fait un verbe.
4. Les mots qui se suivent dans votre phrase doivent détenir le même genre (féminin-masculin) et le même nombre (singulier-pluriel). Prenons un exemple sur l’image. Admettons qu’on avait choisi comme sujet « les autres » qui est un groupe nominal au pluriel, le verbe qui suit ce groupe de mots devra donc être au pluriel également. Par conséquent, on ne peut pas choisir un verbe au singulier ou modifier les verbes qui sont au singulier pour les mettre au pluriel. ex : les autres remplacent (remplace dans le texte est au singulier, on ne peut le modifier et le mettre au pluriel).

Adora B. 

Adora B.

Adora B. 

 Une tempête en plein coeur de l'océan créait de la houle que nous avions peine à surmonter. L'horizon était invisible. La mer était grise et la pluie n'avait de cesse de nous tremper. Mes compagnons et moi, de guerre lasse, avions décidé d'abandonner lorsqu'une brèche s'est ouverte dans le ciel et un rayon éclatant de lumière est apparu. L'espoir revint nous envahir et le courage, son frère d'arme, nous habiter. Il était maintenant possible d'y croire. Nous allions être sauvés.

Daniel Anctil

À la recherche des cités d’or, nous survolions l’océan à bord du grand Condor. L’éclat du soleil couchant faisait refléter des nuées de cristal à la surface de l’eau. C’était ça la liberté. Sentir le vent sans le toucher. Sentir la chaleur du soleil sans le pénétrer. Sentir la fluidité de la mer nous immergeant en dyspnée. Sentir que ce qui comptait n’était pas tant le trésor lui-même, mais cette quête, cette aventure. Nous étions témoins d’un spectacle inexprimable. Des baleines légères comme la brise et imposantes comme la houle dansaient en rythme avec la courbe de l’orient. Au loin, une petite barque de pêcheur nous indiquait que nous nous rapprochions progressivement de la rive.

Se dessinait petit à petit un lot de pêcheurs qui s’adonnaient à la chasse habituellement dans un silence existentiel, mais qui en apercevant l’oiseau d’or gueulaient en s’agrippant à leur petit canoë évitant ainsi ne pas tomber. Après s’être posés sur le sable chaud de cette île, nous observions autour de nous : le rivage, l’horizon, les mystérieuses montagnes que nous n’allions pas tarder à explorer et tout près une flopée de mouettes voraces qui étaient plantées en tas sur les roches volcaniques de la plage. Pendant que certaines se chamaillaient, les plus déterminées plongeaient la tête la première à la poursuite de leur proie. Nous n’étions pas si différents finalement. Nous étions affamés par la richesse de l’odyssée.

Adora B.

Adora B. 

Réminiscence...

Je hume, les yeux clos, le creux de mes poignets.
Diorissmo...
Mon parfum m'embarque dans la machine à remonter le temps...
Légères, telles sa fragrance, les feuilles du muguet me servent de tapis volant.
J'aterris en douceur en forêt d'Ermenonville...
La fraîcheur envahit l'atmosphère, mon vaisseau se pose délicatement sur les mousses, tendrement vertes, et se repose, après ce long voyage, sur l'herbe humide.
Le sous-bois embaume. Il chatouille mes narines.
J'ouvre les yeux... J'ai 15 ans... Mon regard embrasse le parterre vert tendre et s'accroche sur ces petites et délicates corolles immaculées.
Je m'enivre, et cueille à pleines brassées, sans tirer les racines... ce muguet sauvage qui a tant marqué mon adolescence. Il m'a donné le goût du parfum... comme pour retrouver ma madeleine de Proust...
Il m'arrive souvent de m'évader par la pensée... de cette façon, à chaque fois, le même rituel. C'est un peu ma cure de jouvence.

Rosemay Fournet

Adora B. 

Si tu as trouvé la solution, n'hésite pas à le dire en commentaire. 

Réponse proposée par Pris Crasher Batty :

Il aurait préféré rendre sourd ou muet mais malheureusement, en rendant euphorique, il 
handicapait plutôt les yeux.

Question de départ : Pourquoi l’amour rend-il aveugle ?

Réponse proposée par *anonyme* : 

 Il n’y en a surement pas, elle ne cherche pas a se justifier d’exister ni à exposer ses lignes au yeux de tous.


Question de départ : Quel est le sens de la vie ?

Tiré du blog toutpourmaclasse
proposé sur le groupe par Martine

Obnubilé, j’
obéis 
obligatoirement à l’
oracle 
organisé par l’
océan
obscur de l’
Orient qui 
opprime et
oppresse mes 
origines et m’
obsède par l’
odalisque, 
ornée d’
odeurs 
omniprésentes,
objet de mon
obscène 
oasis, 
opéra des
offrandes que j’ai 
osé 
obtenir parmi les 
obstacles
orchestrés, tel un 
ogre
obstiné tenu en 
otage par l’
odyssée.

Adora B.

Vanessa
Veuve éplorée du
Vallon
Venait tous les
Vendredis
Vendre des
Vieux journaux
Vers
Vingt heures
Vie de misère
Vieillissante
Vagabonde
Voulant
Vivre une autre
Vie.

Delphine Boilisy

Adora B. 

Sur le rebord d’une barque en bois, les bras croisés, la tête baissée, je plonge mon regard dans la profondeur de l’étang de lotus blancs. Un spectacle impressionnant s’offre à moi. Les fleurs aquatiques répandues à la surface laissent une nuée de poissons, petits et grands, se faufiler entre les tiges, glisser entre les feuilles et se laisser porter par la légèreté du courant. 
Intriguée et apaisée, je flotte et traverse la rive. Surplombée par une forêt tropicale et humide, ce paysage brumeux me laisse apprécier tant le chant évasif des branches et des feuilles qui murmurent entre elles que le refrain incessant de l’eau qui coule. 
Après un long moment immergée dans mes pensées, je lève la tête comme pour m’étirer. Je ne peux alors m’empêcher de prendre une bouffée d’air frais. Je gonfle mes poumons et relâche le peu de pression qu’il me reste jusqu’à m’affaler confortablement.

Adora B.

Adora B. 

Cette nuit j'ai fait un de ces cauchemars !
J'étais dans une sorte de monde parallèle et éphémère et j'étais en train de marcher sur les bords d'un canal accompagnée de ma jumelle, quand soudain, je me retrouve à glisser dans le canal, sauf que ce n'était pas de l'eau ! Je me noyais dans de la marmelade (au citron). Ma jumelle, sans un soupir, me crie : "- Mange-la ! Mange-la ! En plus tu adores ça !" Moi, je me dis : "- Elle est complètement folle celle-là !", j'essaye de nager mais je m'enfonce, je m'enfonce. C'est alors qu'en atteignant le fond, je m'aperçois que c'est du nougat dur rouge, vous savez, ce nougat que l'on trouve parfois dans les fêtes foraines. J'ai alors une sublime idée, une idée de génie, comme il me prend d'en avoir lorsque je suis très bourrée. Je me mets à taper de toute la force de mes jambes dans l'espoir de briser cette glace transparente rougeoyante. À un endroit, le nougat dur se fissure, je me crois au bout de mes peines. Au lieu de ça, je vois quoi ? Une serrure ! Je panique, je n'ai pas la clé ! Je vais commencer à pleurer. Quand je vois passer un panneau avec cette inscription : pour te libérer, tu dois m'embrasser. Qui dois-je embrasser ? Le nougat ? Le panneau ? Ma jumelle ? Je prends le parti d'embrasser le nougat. Je me retrouve alors comme aspirée dans un sous-monde de ce monde parallèle, puis, dans une sorte de sursaut accompagné d'un hoquet, je me réveille.
Ouf ! Ce n'était qu'un mauvais rêve ! Je suis dans mon lit !

(Pas de titre)
Pris Crasher Batty

Adora B. 

À toi jeune fille du désert !

À toi jeune fille du désert
Toi qui vivais chez les berbères

Berbères et heureuse de vivre
Tu ne connaissais pas les livres

Livre un jour que par hasard tu découvris
Enfouis doucement sous le sable de nuit

Nuit noire où cet homme prenait la fuite
Fuite pour un monde meilleur de suite

Suite à un incident dans son propre village
Village où l'amour est une dictature sage

Sage était cet homme beau et cultivé
Cultivé il ne voulait pas être un objet

Objet de désir, d ambition et de convoitise
Convoitise de son âme pour assouvir sa maitrise

Maitrise de savoir oû il s en va cacher ce livre
Livre qui explique pourquoi il veut survivre

Survivre pour cet homme à un mariage forcé
Forcé d abandonner obligatoirement ce qu il est

Est ce que toi jeune fille du désert tu peux transmettre
Transmette la parole de libération du désert ! 

Delphine Boilisy
Il faut en faite intégrer les 3 titres à son texte. 

Adora B. 

Si tu as trouvé de quels livres il s'agit, dis-le en commentaire. 

Aux pieds de la côte, j’admirai ce paysage pour la dernière fois. Une tempête arrivait. Différente de celles que nous avions connues jusqu’à présent. Elle annonçait les prédictions fatidiques proclamées par les textes sacrés. Elle serait violente. Dévastatrice. Destructrice. Apportant avec elle la mort comme la vie. Certains parlaient de la fin du monde, d’autres de renaissance. Ils se sont sauvés, pensant trouver asile à Raqmu. Dans cette agitation, j’étais seule. Devrais-je moi aussi tenter de fuir l’inévitable pour ne pas finir changée comme la statue de sel ? J’étais effrayée de ne plus voir la lueur du jour comme de la nuit, mais... il était trop tard. D’un pas précipité, je regagnais chez moi ressassant dans la foulée des souvenirs par milliers. Même si elle était vide, elle ne m’avait jamais semblée aussi vivante qu’à son habitude. Je pensais avoir eu une vie bien meilleure que je ne l’avais imaginé. Mais c’était la fin, et cette fin on s’y préparait depuis des années, même si la vérité est tout autre. Que ce soit hier, aujourd’hui ou demain, mektoub. C’est le cycle de la vie. On entendait le bruit des pierres se craqueler, les cris incessants des bêtes abandonnées. Un verre cassé. Puis deux. La table sur laquelle était posé là mon dernier festin vibrait, attendant sa décomposition. J’attendais aussi.

Adora B.

Adora B. 

tiré de ce jeu instauré sur le groupe

Au lever du jour, après la rosée du soir, les montagnes dégageaient une nitescence aveuglante dans la vallée. Une flopée de petites pervenches tapissait le sol vernal qui faisait ressortir la couleur smaragdine des feuilles mouillées. Le pétrichor nous remontait jusqu’aux narines et nous donnait une fraicheur nouvelle, celle du printemps après l’hiver et de cet hiver peu lointain qui venait de se terminer.

Adora B.

Adora B. 

Sur ses gardes, Marco répond timidement : « Et si elle était hantée ? » « Tu regardes trop la télé ! » réplique Esteban, « Allez, fais pas ta mauviette ! »
Craintif et soucieux de ce qui pourrait être découvert, Marco suit désespérément Esteban. Ce dernier ouvre la porte qui grince, ce qui fait sursauter le petit Marco. « Tu vois, à part de la broussaille, il n’y a rien ici » riposta le peureux « puis on n’y voit pas grand cho... » Il n’avait pas le temps de terminer sa phrase qu’Esteban l’interrompt : « Regarde !
Là ! » pointait-il du doigt, « une anémone ! » « Et donc ? » grommelait Marc entre ses dents. « Eh bien, tu ne trouves pas ça étrange de trouver planter là dans une cabane toute sombre une anémone ? Surtout en plein autonome ? » Des images terrifiantes traversaient l’esprit du petit Marco. Et si c’était un piège ? Et s’il s’agissait d’une illusion ? Et s'il y avait un monstre ici ? Et si une vieille et méchante sorcière s’était transformée en insecte et attendait qu’on entre plus en profondeur pour nous capturer et nous faire cuire comme un dindon aux petits oignons ? 

« On devrait partir. » soutient-il. « Ah non alors ! » objecta Esteban. « Je vais aller voir de plus près. Tu n’as qu'’à rester et m’attendre ici si tu veux. »

Trop angoissé de rester figer là et de se faire dévorer le premier, il poursuit son ami en priant secrètement au fond de lui de quitter ce trou à rat et de regagner l’air libre le plus vite possible. « Ben ça alors ! » s’exclame Esteban. « Qu’y a t-il ? » demanda Marco qui avait presqu’envie de se faire pipi dessus. « - Sous l’anémone, il y a une trappe. Elle doit accéder à un grenier souterrain. - Une trappe ? - Je vais l’ouvrir. - Mais si... » chuchota Marco qui commençait à trembler. À l’ouverture de la trappe, une lueur aveuglante envahit toute la pièce. « On n’y voit rien là-dedans ! » constata Esteban. « Il y a une échelle. Je descends ! » Dépité par la nouvelle mais non pas surpris, le timide pensait que de toute façon, au point où ils en sont, avec ce têtu et borné d’Esteban, autant y aller. Dans le pire des cas, on finira aveugle à force de ne rien y voir ou alors dévorés par de terribles créatures.
Dans sa descente, Esteban éprouvait d’étranges sensations, comme si de nombreuses petites bestioles venaient toucher ses mains, ses bras et son visage. Il ne se trompait pas. Il vit alors d’innombrables papillons fluorescents gambader dans l’air. Au-dessus de lui, Marco criait : « Mon dieu ! On est en train de me manger ! Je suis trop jeune pour mourir ! » Stupéfait par ce qu’il voyait, Esteban ne répondit pas. En atteignant le sol, ils découvrirent tous deux un paysage à n’en plus finir qui était à couper le souffle : des anémones petites et grandes à ras bord butinées par des centaines de milliers de papillons dont certaines d’entres elles paraissaient si énormes qu’on aurait dit des trampolines ; des montagnes de fleurs dessinaient un ciel violacée dans le grenier pendant que des lianes colorées poussaient incessamment sur les murs et traversaient la salle... 

(Du coup, j'ai écrit une suite et non pas une fin.)

Adora B.

Adora B. 

Adora B. 

J’étais plantée là à fixer mon oreiller tentant de me concentrer sur les bruits extérieurs ou peut-être intérieurs. Je ne sais pas trop. J’entendais en premier lieu les profondes respirations de mon compagnon, non pas mon chat, l’autre. Il semblait dormir éveillé. On aurait dit qu’il faisait de la plongée. En écoutant davantage, on entendait le « vvvvvvvhh » du réfrigérateur. Quand on parle de réfrigérateur ça me donne faim. À ce moment, je m’imaginais manger du flan, une grosse tarte aux fraises ou encore des chips. Je me suis levée sachant déjà ce qui m’attendait. Vous aussi vous vous y attendez. Je ne voulais pas lui faire du mal... mais mon esprit était possédé. Manger, manger, manger ! Je l’ai dépouillée, examinée, décortiquée, disséquée, mastiquée avec mes dents puis engloutie. Il ne restait plus que la peau de la mandarine.

Adora B.

J’étais plantée là à fixer mon oreiller tentant de me concentrer sur les bruits extérieurs ou peut-être intérieurs. Je ne sais pas trop. J’entendais en premier lieu les profondes respirations de mon compagnon, non pas mon chat, l’autre. Il semblait dormir éveillé. On aurait dit qu’il faisait de la plongée. En écoutant davantage, on entendait le « vvvvvvvhh » du réfrigérateur. Quand on parle de réfrigérateur ça me donne faim. À ce moment, je m’imaginais manger du flan, une grosse tarte aux fraises ou encore des chips. Je me suis levée sachant déjà ce qui m’attendait. Vous aussi vous vous y attendez. Je ne voulais pas lui faire du mal... mais mon esprit était possédé. Manger, manger, manger ! Je l’ai dépouillée, examinée, décortiquée, disséquée, mastiquée avec mes dents puis engloutie. Il ne restait plus que la peau de la mandarine.

Du sang, seulement du sang. Rien d’autre pour les vampires. Et lui, ce qu’il voulait, c’était du salami. L’odeur enivrante du saucisson le faisait frémir et devoir y résister encore longtemps le rendait fou, complètement toqué. Il devait y goûter, juste une tranche. Juste une demie tranche alors. Peut-être un quart seulement. Il devait accomplir son rêve, l’un des seuls qui lui était interdit. Il devait se laisser tenter, assouvir son désir de manger de la saucisse. Il enfila la salopette du jardinier grâce à laquelle il serait méconnaissable et s’enfuit avec ses petites ailes de chauve-souris, traversa la forêt de sapins et se rendit chez le boucher d’à côté. C’était la nuit et la boucherie était fermée.

Adora B.

Adora B. 



Comme dans toutes les forêts, il est en celle-ci, une fée, qui se nomme Lupine. Cette fée a la particularité de veiller uniquement sur les chats. Elle les protège contre vents et précipitations d’un coup de baguette magique sur les baies dont raffolent ces boules de poils. Malheureusement, comme dans toute histoire de fée, il y a aussi une vilaine sorcière qui, de par une potion de son cru, ensorcelle les petits félins en transformant l’herbe bien verte en petites fleurs blanches, qui les rendent fous, qui exorbitent leurs grands yeux. Heureusement Lupine n’est jamais loin, déguisée en papillon, elle fait tout pour les rendre heureux.

La fée des bois
Frédérique Mosimann



Comme dans toutes les forêts, il est en celle-ci, une fée, qui se nomme Lupine. Cette fée a la particularité de veiller uniquement sur les chats. Elle les protège contre vents et précipitations d’un coup de baguette magique sur les baies dont raffolent ces boules de poils. Malheureusement, comme dans toute histoire de fée, il y a aussi une vilaine sorcière qui, de par une potion de son cru, ensorcelle les petits félins en transformant l’herbe bien verte en petites fleurs blanches, qui les rendent fous, qui exorbitent leurs grands yeux. Heureusement Lupine n’est jamais loin, déguisée en papillon, elle fait tout pour les rendre heureux.

Fa que ...
Daniel Anctil
tiré de ce jeu instauré sur le groupe


L'été... Canicule insupportable, mais le plus important, nous sommes ensemble dans la fournaise. Nous décidons malgré tout de faire un pique-nique et choisissons un joli coin de campagne, un peu sec mais cela fera l'affaire. Nos affaires déballées, une mauvaise surprise nous attend... Une grande invasion de fourmis nous déloge et nous rentrons affamés à la maison. Déçus, nous décidons d'organiser une bamboula à mille watts afin de nous changer les idées. Les invitations sont lancées, nous vous attendons !

Adora B. 

Sandy Koegler

Adora B. 

Rien ne sert de cuisiner, il faut pasteuriser à point.

Yvanne Trouillet

Souffrance est mœurs de pureté.

Yannick Lauret

Poule qui se mouille, devient pas rousse.

Daniel Anctil

Jeu d'écriture proposé par Frédéric Lecocq

À l’époque, elle était rebelle et il n’était pas suffisant pour elle d’exister. Elle souhaitait vivre et goûter aux tentations et plaisirs de la vie, même si cela devait lui en coûter sa réputation. Elle consacrait son temps à se faire belle, à s’habiller sexy, à se pomponner de façon à ce qu’on la remarque, de façon à ce qu’on l’admire, l’envie, la désire. Après cet entretien avec le proviseur du lycée qui constatait avec inquiétude un changement et tentait en vain de trouver une solution, elle le rassura, précisa clairement que tout allait bien, espérant qu’il lâcherait enfin l’affaire. Sa mère se doutait que quelque chose n’allait pas et que le comportement de sa fille changeait. Quelle méthode adopter ? Elle avait tant de fois essayer de lui parler. Mais rien à faire. Elle ne disait mots. Curieuse, elle se précipita à l’étage, entra dans la chambre interdite et marchait d’un pas craintif vers le placard. Elle trouverait peut-être des informations et découvrirait certainement les échanges que sa fille entretenait avec ce fameux inconnu, car cela faisait quelques jours qu’ils recevait sans arrêt du courrier dans la boîte aux lettres. Sa fille lui défendait de s’en mêler. Que lui cachait-elle ?

Adora B. 

Jeu d'écriture proposé par Isandre

Après cette réception aristocratique presqu’ennuyante lors de laquelle ils venaient à peine de se rencontrer, un silence intimidant résistait entre eux deux et pourtant ils ne purent se jeter des regards indiscrets tout au long de la soirée. Leurs corps résonnaient de désir et la tentation était si intense qu’ils ne mirent pas longtemps à l’assouvir. 
Elle monta à l’étage, simulant ainsi d’être fatiguée. Intrigué par cette esquive quelque peu prévisible, il la suivit. La porte était entrouverte et laissait paraitre aux premiers abords une pièce rougeoyante, appelant le jeune homme à y pénétrer. Il regardait le sol et découvrit un gant noir qui trainait sur un magnifique tapis orné. Son champ prit de la hauteur et il remarqua sa coupette qui trainait sur la nappe brodée. L’arrière plan le convoquait. Elle était de dos entre la cheminée et le pied du lit, tentant dans une obscurité flamboyante de retirer sa robe bouffie qui l’avait compressée toute la nuit. Il fit de petits pas chapardeurs vers sa cible et admirait les formes de son dos et les courbes de son bas corps que la tunique dessinait. Elle sentait qu’un démon se rapprochait. Elle se réjouissait, s’impatientait et s’imaginait mille et une situations excitantes susceptibles de se produire.

Adora B. 

Nous avions travaillé dur et économisé toute l'année pour s'offrir ce voyage tant attendu. Nous sommes allés faire notre pèlerinage dans la ville antique de Pétra et nous avons vu des touristes à tout va, des commerçants cherchant à vendre leurs épices et des souvenirs, des croyants à la recherche de Dieu mais quelque part aussi à la recherche d'eux-mêmes, et puis nous avons vu des façades monumentales taillées et sculptées dans la roche, une cité entière qui malgré le temps passé nous offrait un spectacle des plus impressionnants. Il s'était produit quelque chose d'étrange cependant. Nous avons été pris d'un sentiment de nostalgie, comme si la ville nous avait appelé à elle et nous attendait, comme si en l'espace d'un instant, nous revenions sur nos pas, comme si ici, là, à cet endroit, nous avions déjà existé auparavant.

Adora B. 

La vie est un long fleuve qui n'a jamais de tranquillité  Nous sommes allés dans nos travers les plus fougueux, que ce soit par les larmes ou les rires. Et nous avons vu que nos âmes se reconnectaient, se reconnaissaient. Il voulait bruler les étapes, revenir vers moi. Nous avons à apprendre à soigner nos blessures.

Delphine Boilisy

En passant par la Lorraine avec ma fille, nous étions concentrées sur le chemin. Nous sommes allées au théâtre, et nous avons vu Suzy Stork. Il va s'en dire que le spectacle était à la hauteur de nos attentes. Nous avons ri, pleuré et applaudi cette jolie Suzi...

Maria Laserna

Tiré du PDF de Chantal Blanchard, Jeux d'écriture

Adora B. 

 Il fut un temps où les femmes étaient belles, pétillantes et charmantes. Elles bâfraient des amuse-gueules et siroter des verres de vin gouleyant. Aux formes callipyges, tout leur allait à merveilles. Des petits pois aux rayures vermeilles. Quant fût le moment de flétrir, l’adorable docteur nudiste du coin leur prescrivait une eau vulnéraire aux bienfaits rajeunissants. Mais pourquoi insister bêtement ? La vie s’épuise elle aussi. La beauté, c’est de garder ses courbes du sourire, qui s’imprègnent de la magie insignifiante de chaque petits instants.

Adora B. 

Adora B. 

C'était les vacances d'été. Bobi lui ne savait pas que l'été était destiné à l'amusement, au divertissement et aux plaisirs de la vie. Il le voyait bien, mais ne le vivait jamais. Pour lui, du lundi au dimanche, de janvier à décembre, qu'il soit printemps, été, autonome ou hiver, il était planté là, parfois allongé, parfois assis, parfois à se trémousser dans le gazon, d'autre fois à se lécher l'arrière train, et souvent à lever les yeux vers le ciel changeant, sans cesse en mouvance pendant que sa vie elle, était immobile, déjà toute tracée. Il attendait, enchainé, près de sa petite niche qui au fil des années commençait à se décomposer. Un beau soir, il vit sa famille souriante et heureuse, qui semblait revenir d'un dîner très arrosé. Il était heureux de les voir aussi souriants et amusés. En s'allongeant près de sa niche, il contemplait le ciel étoilé en se demandant quelle vie aurait-il mené s'il était humain lui aussi. Aurait-elle été aussi instable que peut l'être le ciel ?
Soudain, une étoile vint se décrocher du ciel. Elle descendait vers lui. Quand il vit l'étoile tomber, il commença d'abord à aboyer de toutes ses forces pour prévenir ses maitres, pensant peut-être les protéger. Mais la lumière se déplaçait si vite, que terrorisé, Bobi se précipita dans sa niche pour s'y cacher. Il garda le museau à l'air, tentant tout de même de voir ce qui se produirait. Touchant presque le sol, la petite lueur disparut aussitôt dans le grand cerisier qui tenait compagnie à son abri. Pourtant, il en a connu des nuits depuis, mais jamais il n'avait vu une chose pareille. 
Curieux, il se dirigea timidement vers l'arbre. Il restait sur ses gardes. Il mit sa truffe entre les branches et ouvrit de grands yeux. C'était le noir complet. Il n'y comprit rien. Il pensait avoir rêver. 
Fatigué mais surtout déçu de n'avoir rien trouvé, il partit s'allonger devant sa niche, les yeux fixés sur ce fichu ciel. Il était sur le point de s'endormir, quand le cerisier se mit à scintiller de plus belle. Cette fois-ci, il laissa sa peur de côté et s'empressa d'introduire sa tête dans le buisson. Il vit alors un tout autre monde. Un monde illuminé, enchanté et festif. Un monde dans lequel des petites créatures étranges aux gros nez produisaient en caressant les feuilles un son si doux, si mélodieux, que lorsque quiconque pouvait l’entendre, le chagrin et le désespoir ressentis jusqu’à présent n’avaient jamais existé. 
Touché par tant de beauté, Bobi pleura. Et cela durant au moins un bon quart d’heure.  

L’une des créatures émue par tant de sensibilité, tant de courage et de bonté, s’avança vers le chien et d’un pouvoir surnaturel le fit léviter et danser. Bobi n’avait jamais été aussi heureux. Son coeur était tellement empli de joie qu’il commença tout comme les petites étincelles à briller. Après quoi, Bobi brilla. C’était son heure. Il devint lui aussi une petite étoile, qui à l’heure où la lune partit se coucher, monta dans le ciel pour continuer de briller.

Adora B. 

Aquarelle Mauve, 2 rue de la Couleur, Palette, Cap Vert

Chère Mauve, j'ai adoré votre toile que j'ai découverte à la galerie des "Peintres Enluminés".

Et je suis
rouge de colère de ne pas avoir pu l'acheter à la vente aux enchères. Malgré mon entêtement j'ai fait chou-blanc
Et ce matin, j'ai
rosi de plaisir en trouvant votre adresse dans un magazine sur les Beaux Arts. 
Pourriez vous m'indiquer d'autres lieux où vous exposez ?

Dans l'attente je vous souhaite une journée colorée de joie.


Rosalie Indigo

Dubois Pierre, 3 rue de la Forêt, Bilbois, Amazonie
 

Hello Pierre,

Demain, je vais au bouleau. Je ne suis pas un gland, je me des chênes pour hêtre efficace même si je suis un peuplier. J'ai du charme si je me sapin peu. Je ne suis pas un saule pleureur non plus. Épicéa prendre ou à laisser. Je ferai le poirier devant mon pommier. Je ne suis pas norman.
 

Ton copeau

Corinne Rmt
Salvatore Di Rosa

Tiré du PDF de Chantal Blanchard, Jeux d'écriture

Ladalle Adora, 24 rue de la Fine Bouche, Oku, Chin'ps

Cher Adora, à toi qui se trouve être (à) Oku en ce moment, 

En attendant cette fameuse paie de la fin du mois, pourrais-tu s'il te plait, construire une machine à remonter le temps ? Non pas pour aller dans le passé, mais plutôt accélérer le présent et arriver direct à la gare du futur. Après quoi, pourrions-nous faire une petite sortie - juste une toute petite - au restau du coin, s'il te plait ? 
Je sais que tu comptes économiser pour aller en Chin'ps. Mais pense un peu à moi de temps en temps. 

Des bisous du fin fond de ton estomac. 


Signé : Ventre Vide

Adora B.

Cerise Prune, 29 rue des ananas, Mangue, île Coco

Très chère Prune, ce fût un ravissement de te voir lors de ton mariage !
Tu étais magnifique dans ton paréo coco avançant pieds nus sur le sable chaud. 
Tu portais le collier de petits coquillages offert pour tes 15 ans, le blanc nacré ressortait magnifiquement sur ta peau dorée de banane flambée.
Je te souhaite tout le bonheur du monde des fruits, beaucoup de sorbets et une vie pleine de jus.


Framboise Litchi, ton amie de salade de fruits.

Delphine Boisilly

Mort Erika, 5 rue du Cimetière, Vampire, Halloween 

Chère Mlle Mort Erika,
Je cherche l'éternité depuis mes six ans et il paraît que vous pouvez m'aider. Je suis borderline et très fragile physiquement.
Au plaisir de vous lire.

Cordialement.

L'humain

Florine Florenzina Gneiting

Adora B. 

J’aimerais d’un bond toucher le ciel,
J’aimerais que la mort soit artificielle,
J’aimerais voler à dos de dragon,
J’aimerais, renversant tout sur son passage, devenir tourbillon, 
J’aimerais un jour finir en chat,
J’aimerais que ma vie soit un cinéma, 
J’aimerais avaler des tonnes de sorbets, J’aimerais qu’il pleuve en été, 
J’aimerais que mon coeur soit un arrosoir
Et que jaillissent des tas d’histoires, 
J’aimerais courir après mon ombre,
Et m’évaporer dans la pénombre, 
J’aimerais crier à forte voix, 
Et faire enfin la rabat-joie, 
J’aimerais faire du trampoline sur des pétales,
Puis oublier l’fondamental,
J’aimerais dans mes rêves, me rendormir 
Et inventer mes souvenirs.

Adora B.

Dans la lentille de sa longue vue, un croissant de lune s’incline face à la terre. "Tu souris ?" dit la sirène au pirate. Et d’une rose à ses lèvres éblouissant son teint de pêche, elle alla déposer sur le sable l’empreinte de la lettre M.

Sous un croissant de lune, je songe au temps où les sirènes n’hurlaient pas, où le rose s’affichait sur les joues des enfants, où l’odeur des lentilles qui cuisaient emplissait de douceur la demeure des habitants de cette ville. Aujourd’hui, même si je souris à la lecture des lettres déposées par les membres d’ONG à la porte du dispensaire, je me dis que j’ai vraiment perdu la pêche qui m’a tant abîmer par le passé. Vais-je la retrouver ?

Corinne Genest
Frédérique Mosimann

Dis maman, tu crois que si j'arrose la lentille, elle aura poussé avant que ma sirène rose ait terminé de manger son croissant, et que la petite souris ait déposé sa lettre sous mon oreiller avec une pièce en échange de ma dent qui est tombée lorsque j'ai croqué dans une pêche ?
Hein dis maman...

Sandy Koegler

Adora B. 

Mon Titi,

Depuis mon premier cri, la vie, je la subis. Victime de boulimie puis d'anorexie, me voici amaigrie, affaiblie, rabougrie. Une décennie en psychiatrie en compagnie de ma maladie. 

Mais c’est fini ! Je réagis, finis les psys, les soucis ; ma maladie, je la maudis, je la détruis, je la remercie et je l'oublie. C’est fini, je fuis cette vie sans vie. 

Paris, Me voici. Un titi m'épie. Je lui souris. Il me séduit, me dit que je suis jolie. On se marie, on vit, on rit et on vieillit. Mon Titi, mon mari, mon ami, Merci.

Linda Martin

Adora B. 

Oups ! Voilà Nos Impôts ! Quel ne fut pas mon désarroi en ouvrant ma boîte mail ce matin ! Jadis, cette mauvaise nouvelle trimestrielle nous arrivait par courrier. Or, le facteur, cet Ouvrier Généralement Malade, ne passant jamais avant les coups de midi, j'étais tranquille, au moins, jusqu'à mon déjeuner. 
Très gourmande, et pour oublier ces injustices pécuniaires, j'eus envie d'engloutir un Iceberg de Raviolis à la Mayonnaise ! N'en étant pas à mon coup d'essai, je terminai, une fois de plus, chez mon médecin et son Sourire Fortement Réconfortant. Celui-ci me mit en garde d'une éventuelle opération si je continuais à me nourrir de la sorte. Ultra Sensible du Bistouri que je suis, cette idée me tétanise tellement, que je jure de me nourrir sainement !

Caroline Cavigli

Adora B. 


Au coeur du désert, la lampe du chameau scintille dans l’eau englouti par le gosier d’un abricot.

Adora B.

Le renard s'était intégré dans les méandres du robinet.

Alice Fi

Un chat qui fusionne avec un canapé ça donne un chanapé.

Sandy Koegler

La luciole embellit le trésor de l'araignée illuminée.

Linda Martin

Monstrueux aux yeux du monde, il s’est donné la mort en s’immolant dans les flammes pour devenir lumière parmi les comètes miroitant dans le firmament.

Adora B.

 L’aventurier était en pleine jungle et semblait s’être égaré. Il se munit de sa boussole qu’il gardait enfoui dans sa poche et glissa une main dans son sac à dos pour récupérer la carte. 

- Mais... mais ? Où est cette fichue carte ?! 

- Hihihihiiii ! entendit-il ricaner. 
Il leva les yeux et vit un chimpanzé en savates, qui pendait sur une branche.

- C’est moi qui l’est ! nargua le chimpanzé. 

- Un... un chimpanzé qui parle ? Je me fais des idées, chuchota-t-il. C’est cette quête qui me monte à la tête ! Viens ici je te prie, drôle de macaque ! dit-il en s’adressant à l’animal. Cette carte, vois-tu, m’est très précieuse. 

- Viens la chercher, blanc bec ! 

- Ah mais voyons, un peu de tenue ! 

Pendant que le singe se moquait de lui, il réfléchissait à un plan d’urgence pour récupérer la carte au trésor. 

- Faisons un échange, tu veux ? 

- Hmm, qu’est-ce que tu proposes ? 

- Regarde, j’ai ici dans mon sac un magnifique stylo plume. Une pièce rare ! 

- Ça se mange ?

- Non... mais... 


- Alors je n’en veux pas. Va chez l’indien, il prépare de succulentes bananes flambées. Rapporte m’en une. Non, deux. 
- Je suis pressé ! Puis je ne sais pas parler hindi. 


- En le rencontrant, il te suffira de dire : « Tribu suspendue, d’où Jésus moustachu, la morue toute poilue, une verrue bien tordue, la statue en tutu, disparition farfelue, la tortue sur le tissu, grosse diarrhée aigüe, y’a quoi au menu ? » Et là, tu n’oublieras pas de préciser : « deux bananes flambées à emporter svp ! »

- Tu te moques de moi ?! Comment je vais faire pour retenir tout ce charabia ?

- C’est moi le singe, ou c’est toi ?
Désespéré, l’aventurier n’eut d’autres choix que d’obéir au chimpanzé et d’aller en quête de ces fameuses bananes flambées. Au moins, ce voyage le fera découvrir de nouvelles spécialités.

Adora B.

Adora B. 

Adora B. 

                                                       À l’agonie

À mes derniers rayons de lumière, je ne m’étais jamais sentie aussi vide, pour ne pas dire inexistante... Les enfantillages qui faisaient briller en moi une lanterne d’espoir s’étaient éteints il y a déjà fort longtemps. J’étais devenue cette créature de la préhistoire, enfouie dans sa caverne de solitude, attendant son heure et se demandant si la mort apporterait un quelconque changement. Aux années de piraterie, volant amours, rêvant de voyage, qui aurais-je été aujourd’hui si ce n’est qu’un souvenir ?

Adora B.
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